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18/10/2019

Interview #18 : Armelle Hanotte




INTERVIEW ARMELLE HANOTTE ( BRINDTMAY AUTEURE )


Nationalité : Belgique
Né(e) : 2000
Biographie :

Brindtmay, de son vrai nom Armelle Hanotte, est une écrivaine, originaire de Tournai.

Étudiante en psychologie, elle a été victime de harcèlement à l'école durant plusieurs années.

Elle partage dans ses livres le monde fantastique mêlé aux soucis de la vie.








Merci, un immense merci à elle d'avoir pris du temps pour répondre à mes questions malgré son emploi du temps chargé, ça me fais super plaisir :=)







Hello, comment vas-tu ?
Je vais bien, entre les cours et les lectures, il faut dire que mon emploi du temps est chargé 😊

Es-tu prête à être interviewée ?
Oh que oui ! J’adore partager et débattre avec mes lecteurs.

Alors, peux-tu te présenter un petit peu ?
Je m’appelle Armelle Hanotte et j’ai 19 ans. Je suis passionnée de littérature depuis mon adolescence grâce à ma mère qui m’a amenée à la bibliothèque. J’y ai trouvé très vite mon bonheur. J’écris alors depuis mes 13 ans. Je ne peux m’en empêcher. J’adore m’évader dans un autre monde, souvent plus beau et plus doux que le nôtre. Écrire est devenue plus qu’une passion, une raison de vivre pour moi.

Je sais que tu as écrit sur le harcèlement scolaire que tu as subi, qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer ?
Je n’ai pas réfléchi honnêtement. La douleur sur le plan mental était si intense que j’ai créé ce journal intime, Dear Sky, pour me libérer de mes mots, de mes maux, et depuis, l’écriture est devenue aussi thérapeutique. Je me suis lancée très vite dans la rédaction de ce livre et grâce à ça, j’ai réussi à voir la vérité en face et à mûrir sur certains aspects.



Comment on se sent « après » ? Après la sortie d’un livre qui parle de soi ?
Je ne saurai le dire, car dans Dear Sky, je signe au nom de Léa et j’ajoute quelques scènes fictives (qui peuvent toutefois se dérouler dans la vie réelle) pour expliquer la douleur que je ressens sur l’instant-même où je l’écris. J’ai voulu écrire un livre où tous les adolescents victimes de harcèlement peuvent se sentir concerné, compris. J’avais besoin de lancé un appel et j’espère qu’un jour, il sera entendu par les enseignants et les autorités qui ne prennent pas le harcèlement au sérieux.

J’ai aperçu que tu avais sorti un nouveau livre de quoi parle-t-il ?
Calypso. C’est une romance fantastique qui vous amène à Hawaï où Joséphine, jeune avocate, souhaite prendre une pause. Elle rencontre sur sa croisière un homme mystérieux, Itzel, qui soi-disant passant, est très séducteur. Ils vont alors découvrir qu’ils se passionnent tous les deux pour la légende de Calypso. C’est ainsi que commence l’histoire. L’aventure ne sera toutefois pas aussi belle qu’on le pense. Des surprises, des rebondissements vous attendent, mais ce n’est pas tout ! Le Capitaine du bateau, Alejandro, attend impatiemment d’être libéré de sa malédiction. Je vous laisserai découvrir le « pourquoi » lors de votre lecture.

Depuis quand écris-tu ?
Depuis l’âge de 13 ans. Au début, personne ne me prenait au sérieux. Ils pensaient que j’étais trop jeune, trop naïve et que ce n’était que de passage, mais ils se sont vite rendu compte que l’écriture devenait importante à mes yeux. Et depuis ce jour-là, je ne lâche plus ma plume.

Qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer dans l’écriture ?
Le harcèlement, la douleur, et mon âme.

Quel est ton moment, ton endroit préféré pour écrire ?
J’adore être dans mon lit, sous la couette, une tasse de thé sur le côté et prête à rédiger ! J’évite souvent d’être à table, car je ne peux pas être à l’aise pour écrire dans ces cas-là.




L’endroit le plus insolite où tu as eu de l’inspiration ?
Ce serait difficile à dire, car j’ai tout le temps de l’inspiration. Je ne m’arrête plus ! Peu importe l’endroit, ce que je fais, je peux vous créer une histoire et en faire un roman de 50.000 mots.

J’écris aussi sur le harcèlement scolaire que j’ai subi, as-tu des conseils à me donner ?
N’hésite pas, lance-toi. Il faut avant tout écrire pour soi et non pour les autres. Écris ce bouquin pour toi, ton âme, pour guérir et faire passer un message. Déverse toute ta colère, ta tristesse, ton amertume et ainsi, tu te sentiras plus légère aux derniers mots écrits.

Aimerais-tu un jour écrire avec un ou une autre auteure ?
Oui, cette idée me trotte souvent dans la tête, mais je ne réussis pas à trouver des auteur(e)s passionné(e)s par la romance fantastique. C’est très difficile de trouver la bonne personne et qu’elle accepte ce travail. J’ai déjà pensé à certaines amies auteures, toutefois, j’ai peur de déranger alors j’attends. Peut-être qu’un jour, je trouverai la partenaire idéale !

Être auteure pour toi, c’est quoi ?
C’est avant tout donner un message, faire voyage des personnes dans une histoire passionnante et troublante. J’ai toujours eu une image très sérieuse d’un auteur par rapport au travail et à sa présentation sur les réseaux sociaux et les salons. L’auteur ne fait pas que coucher des mots sur papier, à mes yeux, ils leur donnent vie et leur permettent de résonner dans le cœur de ses lecteurs. C’est important, il ne faut pas l’oublier, les auteurs créent le monde de demain.



Que conseilles-tu à des personnes qui veulent se lancer mais qui n’osent pas ?
Arrêtez tous de réfléchir sur le comment, du pourquoi. Écrivez, écrivez sans vous prendre la tête et vous penserez aux complications une fois le mot FIN rédigé sur la dernière page de votre roman. Et surtout, persévérez, ça en vaut le coup !

Es-tu déjà aller dans des salons ? En as-tu prévus ?
Oui, j’ai eu la chance d’aller au salon du livre à Paris il y a quelques années, et je regrette de ne pas avoir pris plus de temps… J’aimerais y retourner. Je pense aussi me rendre à celui de Bruxelles en mars 2020 (en tant que visiteur, non auteur). En ce qui concerne les salons prévus, je serai présente à Mons Livre cette année, une toute dernière fois.

Quel est ton auteur(e) préféré(e) ?
Se limiter à un auteur est très compliqué, car j’en admire plusieurs. Mais après des années de lecture, une auteure me reste en tête et est mon plus gros coup de cœur – C’est Laurie Faria Stolarz.

Ton premier livre lu ?
Je me souviens que cette première fois à la bibliothèque, un livre m’a intrigué et c’est avec lui que j’ai commencé. La femme du vampire de Nina Blazon. Et honnêtement, j’ai été agréablement surprise !

Que voudrais-tu dire à tes lecteurs/rices ?
Le simple mot merci n’est pas assez puissant pour exprimer la gratitude que je ressens. Sans eux, je ne serais pas là aujourd’hui mais derrière mon écran à me cacher. Grâce à mes lecteurs, j’ai réussi à aller au-delà de mes peurs et je publie maintenant sous mon véritable nom.

Merci <3
Une dernière chose à nous dire ?
Peu importe la passion que vous avez, persévérez, encore et toujours, car c’est avec le travail que le talent se manifeste et vous emporte très loin.